Dans les cieux boliviens : du Titicaca à La Paz

Les yeux encore mouillés des larmes versées suite au départ de Tim et Laura, on passe notre huitième frontière sur les bords du plus haut lac du monde au bout d’un x-ième bus de nuit…

Promenade sur l’île du soleil

La partie la plus difficile de cet épisode aura été d’expliquer à Kim, un jeune coréen, comment remplir le formulaire d’immigration, c’est vous dire ! Sur quoi on débarque à Copacabana, ville lacustre ultra-touristique dont l’unique intérêt est d’avoir un homonyme célèbre (ça peut vous permettre de briller aux soirées mondaines). Et peut-être d’initier ses clients à la consommation d’insectes comme nouveaux apports de protéines ! Pour le reste on cherche encore…

Heureusement, en fendant le bleu profond du magnifique lac Titicaca, entourés par des pics glacés de deux pays différents, on retrouve le sourire… Jusqu’à ce que les autochtones du nord nous ponctionnent de 15 bolivianos pour poser seulement le pied sur la Isla del Sol ! Merci les copains ! On se rendra compte lors de la promenade du lendemain que ce n’était pas le seul bakchich à verser. *soupir*

Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir, ce serait trop bête ! Le relief accidenté de l’île battu par le vent, les grands arbres qui le hérissent, le lac qui s’étend à (presque) perte de vue, les Andes enneigées au loin… Les décors qui s’offrent à nous sous le soleil nous font bien vite oublier ces menues contrariétés financières ! Et, une fois le tour de l’île bouclé, Challapampa, le village du nord où nous avons pris nos quartiers, se conforme parfaitement à nos velléités de chilling grâce à son ambiance authentique et détendue…

Notons qu’une fois encore, les animaux trouveront le moyen de s’afficher en vedettes : d’abord cet ânon à croquer qui broute devant l’hostel, et dont Laure s’éprend instantanément, puis cette vaste famille de cochons, qui s’échappe toute entière de son « enclos » et nous suit sur le sentier après qu’on les a nourris de peaux de banane !

En tous les cas, on ne peut que recommander de passer deux nuits au milieu du lac au lieu d’une, ça permet de randonner plus tranquillement à travers cette île sauvage au contour déchiqueté !

Informations pratiques

  • Dodo : Pisada del Sol, au bord du lac à Challapampa 40 bolivianos en chambre double, sdb privée (négocié à 35)
  • Manger : les empanadas tomate-basilic de la rue entre les deux plages sont stellaires (5 bolivianos) et la petite madame de l’Hostal Pachamama fait une très bonne truite à l’ail (25 bolivianos)
  • Sorties : le bateau aller vers la Isla del Sol coûte 15 bolivianos et le retour 30, allez comprendre… Les ports et sentiers l’île sont parsemés de petits « péages » : il faut payer 15 bolivianos pour le nord, idem pour le centre, et 10 pour le sud.

Noel dans la capitale

Après les îles du lac, on saute dans le bus, puis sur une barque, puis encore dans le bus, direction La Paz ! Pas de réaction ? C’est fâcheux, parce que La Paz c’est pas du tout la capitale de la Bolivie, seulement le siège du gouvernement ! Le titre officiel et honorifique revient à la ville de Sucre, et toc.

Mais rassurez-vous, l’instant culture est déjà terminé ! Pour atteindre la haute métropole (3650m d’altitude quand même !), il faut traverser l’immense banlieue de El Alto. Ces invraisemblables quartiers n’affichent que des chemins de gravats, des maisons en brique au tiers construites, à tiges métalliques saillantes et trous béants en lieu de fenêtres ! Et la cité fantôme prend même de sérieuses allures de far west quand on y voit des mannequins de paille pendus aux lampadaires et les messages du shérif sur les murs : « les voleurs seront pendus ou brûlés vifs ». OKLM !

Dès notre arrivée, on plonge la tête la première dans le tohu-bohu paceño en traversant le fourmillant marché San Antonio, que surplombe notre hostel. Maillots de foot, bonnets de Noël, brochettes de bœuf, petit électroménager et shampooings en sachet y côtoient les stands des brujas, les « sorcières » locales, qui vendent élixirs, onguents, philtres, poudre de pierres précieuses, bouquets de plantes médicinales et… des fœtus de lamas séchés ! Ben ouais, ça fait toujours un petit truc mignon pour mettre dans l’entrée, et accessoirement ça fait plaisir à la Pachamama !

À l’hostel, on retrouve avec grand plaisir Manon et Quentin, nos copains franco-belges déjà rencontrés ici et ! Et à partir de ce moment précis, c’est OBJECTIF RÉVEILLON !!! On a beau n’être que le 23, on s’envoie quand même un gros repas au Café del Mundo à base de burgers et de pâtes en mode craquage complet avec nos amis ! Car à ce stade, on s’imagine encore que le lendemain à la même heure, on sera dans le bus vers Uyuni !

Perdu. La paresse l’emporte : on décide d’amputer d’un jour notre expédition dans le Salar, et on se prend un jour en plus avec les copains ! Ce qui signifie : UN DEUXIÈME RÉVEILLON le 24 au soir ! Comme il serait extrêmement dommage de changer une équipe qui gagne, on prend les mêmes… et on recommence ! On retourne au Café del Mundo, et on poursuit l’exploration de la carte : un autre burger, d’autres pâtes et une autre bière ! Au bout de deux jours, la peau du ventre bien tendue et les muscles reposés après n’avoir fait absolument aucun effort pour découvrir la ville, on se remet en marche, direction Uyuni et le sud-ouest !

Informations pratiques

  • Dodo : Muzungu B&B, 140 bolivianos en chambre double, sdb partagée, petit dej inclus. Avec la promo de Noel ça passe à 112Bs !
  • Manger : Café del Mundo, plats à partir de 40 bolivianos (les pâtes sont très bonnes) ; Mozzarella Pizza, pizzas géantes à partir de 60 bolivianos ; et si c’est pas Noel vous pouvez aller manger au marché Lanza pour 10 bolivianos !
  • Sorties : sorry on a eu la flemme de tout ! Mais apparemment vous pouvez aller à Tiwanaku sur la journée pour une centaine de bolivianos (bus + entrée sans guide), entre autres choses.

Un Commentaire

  1. Merci Laure pour votre magnifique carte qui nous a fait trop envie!!
    Bonne année 2017 à vous aussi- encore plein de merveilleuses aventures ! mais vous rentrez quand -ça commence à faire long…?
    L’inde c’était top, surtout pour les habitants, j’adore les indiens- enfin mes collègues radiologues qui sont spontanés et gentils, sans artifices mais en même temps très bien élevés, à l’anglaise, et qui ont un grand sens de la fête !
    Gros gros bisous, take care et à bientôt sur le site

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