Monteverde, la tête dans les nuages

Moins de 24h après avoir vu le Rio Celeste, nous sommes déjà de retour dans le bus, direction Cañas, puis direction Las Juntas ! Et enfin, après 2h de pentes rocailleuses qui semblaient pouvoir mettre notre bus en échec à tout instant, nous posons le pied au milieu de l’océan de verdure qu’est la forêt de Monteverde. En ce milieu de journée, le temps est couvert, et bien vite quelques gouttes de pluie viennent nous souhaiter la bienvenue à Santa Elena, la petite ville qui sert de base aux nombreux touristes de la région.

Avec son climat frais à 1400 m d’altitude, ses multiples magasins de souvenirs, restaurants, boulangeries, banques et tours opérateurs, tous nichés dans de grandes maisons en bois, Santa Elena a tout d’une station de ski à la française (ça vaut aussi pour le coût de la vie:) ). On ne tarde d’ailleurs pas à se faire rabattre par la gérante de la Hammock House, une petite auberge agréable juste au-dessus du centre ville. Un quart d’heure plus tard, nos sacs siègent à côté de notre lit, nos noms sont inscrits dans le registre, et une demi-heure plus tard, notre matinée de tyrolienne est réservée auprès d’Extremo Canopy Tours, qui propose un parcours un peu plus riche en adrénaline. Wouuuuuuuuuu ! L’avantage des lieux touristiques, c’est qu’on n’a pas trop de questions à se poser !

L’après-midi qui s’ensuit est morne, sous les gros nuages gris, la pluie battante et une température dont on n’avait plus guère l’habitude… Mais le lendemain matin à 7h30, au moment où le van vient nous récupérer, MIRACLE ! Un soleil radieux, transperçant quelques amas de nuages cotonneux au milieu du ciel bleu. C’est donc rayonnants nous aussi, qu’on arrive au centre pour être harnachés, équipés, et se lancer à l’assaut de ces vallons verdoyants.

Les premiers câbles sont assez courts et de pente douce, parfait pour se chauffer ! Puis la vitesse augmente, et on peut commencer à voler d’un flanc à l’autre de la vallée du parcours. Les sensations sont au rendez-vous, ça va vite, et on a une vue imprenable sur le paysage, qui brille de mille feux verts sous le soleil de la montagne ! Et d’un coup d’un seul, on monte l’adrénalinomètre d’un cran, avec le swing Tarzan : debout sur une plate-forme, attaché à une corde pendue très haut, à environ 60 mètres dans un arbre, on est projeté en chute libre avant de se balancer au bout de la corde. On va très haut, très loin, mais avant ça on a le cœur qui se décroche pendant une fraction de seconde. Les cris et les jurons ne manquent pas lors de cette étape, vous vous en doutez !

Et enfin, pour les deux derniers câbles, c’est l’apothéose : les fameux « Superman », où on est attaché au niveau de la poitrine et des jambes pour survoler le paysage dans la même position que le héros au slip rouge. Un grand moment, de vitesse et de plénitude, où les pauvres mortels que nous sommes se sentent enfin tout-puissants. Enfin presque… Laure, un peu trop zélée dans son imitation de l’homme en leggings bleus, freinera un peu trop sa course en écartant les bras ! On imagine l’ire du gars d’Extremo qui a été obligé d’aller la chercher à 15 m de la plateforme ! 🙂

Au sortir de cette belle expérience, les nuages ont repris leur place de prédilection (c’est-à-dire absolument partout dans le ciel), et le bus pour San José nous attend à 14h30. Mais avant de quitter nos montagnes, il nous reste un chouia de temps pour aller voir le grand ficus que nous ont recommandé nos collègues tchèques et danois à l’auberge ! Un immense arbre, dont les tiges forment un cylindre creux, dans lequel on peut grimper jusqu’à une bonne dizaine de mètres de haut ! Laure, en bon petit rongeur, n’a aucun mal à monter, mais ce grand échalas de Shank arrive à peine à plier les jambes, et évolue avec lenteur dans ce milieu confiné…

Cette nouvelle expérience de vie bouclée, nous montons dans le bus pour San José, sous une belle pluie ! On ne se refait pas…

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